Le régime iranien remplace Ghassem Soleimani en Irak

seleimaniCNRI – Un membre influent de l’Alliance nationale irakienne, un parti étroitement lié au régime iranien, a déclaré qu’en raison de son échec en Irak, Ghassem Soleimani sera remplacé par son adjoint Hossein Hamadani.

Commandant de la Force Qods des pasdaran, Soleimani  a été en charge de la politique de sécurité du régime iranien en Irak depuis 2003.

Parlant sous condition d’anonymat, le membre de l’Alliance nationale a déclaré au quotidien arabe Asharq Al-Awsat:  “Le plus grand succès de Soleimani en Irak a été de placer Maliki au poste de premier ministre et de maintenir son rival, le démocrate Iyad Allaoui, hors du pouvoir; à la fois aux élections législatives irakienne en 2005, et à nouveau en 2009, en dépit d’un nombre de sièges plus élevé obtenu par de bloc Allaoui au parlement”.

Hamedani a été l’un des fondateurs des pasdaran dans la province de Hamadan en Iran. Jusqu’en 2009 il a été adjoint du commandant de la milice du Bassij, Hossein Taeb, mais a rapidement été promu commandant des pasdaran à Téhéran à la suite de son rôle efficace dans la répression du soulèvement populaire en 2009.

La source a déclaré à Asharq Al-Awsat: “Hamadani s’est rendue en Irak à plusieurs reprises et chaque fois en toute discrétion (…) Je l’ai rencontré une fois dans la maison de l’un des dirigeants de l’Alliance nationale, où il voulait entendre nos points de vue sur le prochain gouvernement avant les élections.” 

La source a décrit Hamadani comme un individu “non moins rusé que Soleimani, si ce n’est plus, parce qu’il est plus incisif et plus extrême”, et il est “connu pour son expertise dans la formation de milices et de groupes armés.”
Après le déclenchement de la révolution syrienne en 2011, Hamadani, agissant comme adjoint de Soleimani , a été envoyé pour aider le dictateur syrien Bachar Al-Assad.

Dans un aveux rare de la part d’un haut commandant des Gardiens de la révolution sur l’intervention militaire du régime iranien en Syrie, Hamedani, a déclaré: « Aujourd’hui, 130.000 miliciens du Bassidj, entrainés, sont en attente d’aller en Syrie. Aujourd’hui, nous nous battons en Syrie pour les intérêts de la révolution islamique (…) En organisant 70.000 jeunes « alaouites », « sunnites » et « chiites » dans 42 groupes et 128 bataillons, le corps des pasdaran se bat en Syrie. Avec le plan de la direction et des tactiques de guérilla urbaines, une sécurité durable s’est à peu près installée. » (Agence de presse iranienne Fars, 4 mai 2014)

Il a ajouté: « En organisant 70.000 jeunes « alaouites », « sunnites » et « chiites » dans 42 groupes et 128 bataillons, le corps des pasdaran se bat en Syrie. Avec le plan (…) de la direction et des tactiques de guérilla urbaines, le nombre de tués dans ce pays a diminué et une sécurité durable s’est à peu près installée. » (Agence de presse Fars, 4 mai)

Évoquant la formation d’une milice antipopulaire en Syrie, il a précisé que cette force « a été mise en place dans 14 province et dans les provinces confisquées, elle possède des maisons collectives, d’où elle lance des attaques contre les groupes armés (…) Ces trois dernières années, 70% de la Syrie étaient aux mains des groupes armées. Heureusement, à l’heure actuelle, 75% du territoire syrien a été nettoyé et le danger de la chute du pouvoir a été écarté. » (Agence Tasnim, 1 mai 2014)

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