Des stocks de missiles iraniens découverts en Syrie

Par Amir Taghati

Les caches et les usines de missiles du régime des mollahs en Syrie ont été découvertes samedi par des officiers de l'opposition syrienne, qui ont déclaré que les Gardiens de la révolution (pasdaran) avaient déplacé leur base de commandement de Damas vers les zones montagneuses au nord de la capitale suite aux dernières frappes israéliennes.

L'étude qui a permis de trouver ces sites iraniens a été menée par le Front de libération nationale, un groupe dissident syrien qui compte environ 150 officiers et qui est maintenant sous le commandement de Fateh Hassoun.

L'étude a permis de trouver plusieurs missiles balistiques iraniens Fateh-110 à courte portée, des missiles Scud de fabrication russe avancés et un Dhu al-Fiqar, dont la portée peut atteindre 700 kilomètres. Elle a également révélé que des missiles antichars Toophan-1 étaient stockés à l'aéroport de Tayfur dans la province de Homs, tandis que plusieurs caches de roquettes ont été découvertes dans la ville d'Alep d'Al-Safira, dans le sud de Damas, à Koussa, et à Jab Al-Jarah, à l'est de Selmiyah.

Pourquoi le régime des mollahs est-il impliqué en Syrie ?

Il y a deux raisons principales pour lesquelles Téhéran s'est engagé dans la guerre civile syrienne. Elles sont toutes deux liées à la consolidation de son pouvoir par le régime. D'une part, Téhéran considère la Syrie comme une autre de ses provinces et veut prendre le contrôle total du pays. Il espère le faire en transformant le dictateur syrien Bachar Assad en marionnette.

Le régime des mollahs a également voulu dissuader le peuple iranien de s’insurger pour renverser les mollahs, même si cela n'a pas vraiment fonctionné.

Des affrontements

Ailleurs, plus de 100 personnes ont été tuées en seulement 24 heures à la suite de combats entre l'opposition et la dictature syrienne, qui comprend les forces soutenues par Téhéran, dans la campagne nord de Hama et à la périphérie de la province Idlib sous contrôle militaire.

Il est important de souligner qu'Idlib est censé être protégé par un accord de zone tampon qui a été signé en septembre entre la Russie, alliée du régime syrien, et la Turquie, pays qui soutient les rebelles. Malgré cela, l'armée syrienne a lancé une attaque contre la province en avril, soutenue par le gouvernement et les frappes aériennes russes. L'accord n'a jamais été pleinement mis en œuvre parce que les militants ont refusé de se retirer de la zone démilitarisée prévue.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré samedi que deux enfants ont été tués pendant la nuit à cause des combats, l'un lors d'un tir de roquette du régime dans le village de Frike et l'autre dans une attaque aérienne dans la ville de Khan Sheikhun.