Doc. 12916  25 avril 2012

La pression inhumaine exercée par le Gouvernement iraquien sur les résidents des camps Ashraf et Liberty est totalement inacceptable

Déclaration écrite 516
Alors que le Premier ministre iraquien effectuait récemment une visite à Téhéran, la pression s’est intensifiée sur les résidents des camps Ashraf et Liberty. Le 20 avril, le Gouvernement iraquien a déployé des blindés dans le camp Liberty et enlevé les clôtures en dur entourant les caravanes, qu’ils protègent des explosions et des tempêtes de sable. Il refuse également toujours d'appliquer des accords avec le RSSG concernant la présence policière dans le camp. Faisant preuve d'inhumanité, le gouvernement empêche le transfert de véhicules et caravanes spéciaux pour les personnes handicapées.

Le mercredi 25 avril, à 10h, un véhicule militaire irakien a percuté trois résidents dans le secteur résidentiel 4 de Liberty. Mehdi Kamali, Morteza Ghareh-Oghlan et Hamzeh Ghaderi ont été blessés dans cette agression brutale qui visait à provoquer les résidents. Ceci est également une violation flagrante des accords avec le Représentant du Secrétaire général des Nations-Unies en Irak (lettre de Martin Kobler le 16 mars 2012).

Le véhicule des forces irakiennes était entré illégalement dans ce secteur  accompagné d’une grue pour enlever les murs de protection en béton qui protègent les habitations face aux explosions et aux obus, et s’est vu confronté aux protestations des résidents.

La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général Ban Ki-Moon d'interdire aux organes et aux cadres des Nations-Unies d'engager des discussions avec la dictature iranienne concernant les résidents d'Achraf et de Liberty.

Après son retour de Téhéran et sa rencontre avec les responsables iraniens pour les questions de sécurité, notamment Ghassem Soleimani, commandant de la Force terroriste Qods des Gardiens de la révolution, Faleh Fayaz Al-Ameri, le conseiller du Premier ministre irakien pour la Sécurité nationale, a déclaré hier soir sur la chaîne publique irakienne:

Liberty n°26

Les T-walls, qui constituent un bouclier face aux explosions et aux tempêtes de sable, sont volés et vendus par les forces irakiennes

Parallèlement avec le déploiement des forces blindées dans le camp Liberty, les forces irakiennes procèdent à l'enlèvement des murs en forme de T autour des bungalow-dortoirs des résidents. Ces T-walls sont un bouclier de protection devant les explosions et les tempêtes de sable, utilisés couramment dans cette région. Les forces irakiennes procèdent au vol et à la vente de ces murs, installés il y a plusieurs années par les forces américaines.
Les demandes répétées des résidents auprès des forces irakiennes et du représentant du gouvernement, ainsi qu'auprès des représentants onusiens et américains, formulées oralement et par écrit, pour empêcher l'enlèvement de ces murs, ont été en vain.

Les demandes légitimes des résidents d’Achraf pour accepter le transfert d’un cinquième contingent vers le camp Liberty

Alors que le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, se rend à Téhéran pour rencontrer Ali Khamenei, le Guide suprême des mollahs, et discuter du développement des relations bilatérales, le régime de Téhéran vient d'annoncer des chiffres concernant les échanges commerciaux entre les deux pays, en hausse de 50 % au cours de l'année iranienne 1390 (du 21 mars 2011 au 21 mars 2012) avec 9.7 milliards de dollars, et atteindront 12 milliards de dollars cette année. Le gouvernement irakien a rendu le plus grand service au régime iranien pour contourner les sanctions onusiennes, et selon les autorités et les médias du régime, la Syrie, le Bahreïn et la question de l'OMPI seront à l'ordre du jour lors de la rencontre Maliki-Khamenei.

Alors que la moitié des  résidents du Camp d’Achraf ont été transférés au Camp Liberty et que les autres sont sous pression pour se déplacer vers ce dernier, la question de leurs biens mobiliers et immobiliers reste non réglée ; il y a de plus en plus de signes qui montrent que les acolytes du régime des mollahs en Irak ont l’intention de les voler, piller et mettre la main sur ce qui en reste.

Mme Radjavi, la Présidente élue de la Résistance iranienne avait annoncé le 20 décembre 2011 le transfert des résidents d’Achraf au Camp Liberty nécessiterait le transfert de leurs véhicules et biens mobiliers ainsi que la vente de leurs biens immobiliers sous la supervision des Nations Unies, afin de couvrir les coûts de leur protection, de leur séjour dans le Camp Liberty et leur transfert dans des pays tiers.

Public Service Europe- 18 avril 2012 - Aujourd'hui leur foyer d’attention peut être en Afghanistan mais la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le reste de la communauté internationale ne devraient pas oublier leurs engagements  envers les dissidents iraniens du camp d’Achraf en Iran, écrit un eurodéputé polonais.

Quand la Secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et toute l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et des ministres de la Défense Nationale se rassemblent à Bruxelles aujourd'hui, une question dépassera leur ordre du jour : la tumultueuse et fragile situation en Afghanistan. Le délai pour le retrait des troupes du pays approche rapidement, cependant le mystère consistant à trouver une solution durable rend encore plus perplexe.

Mardi, 17 Avril 2012 09:44    .DIPLOMAT & INTERNATIONAL CANADA - 12 avril 2012 - Le camp d'Achraf a été créé dans un désert irakien par plusieurs milliers d'Iraniens, qui ont fui en 1980 la terreur déchaînée à leur encontre à travers l'Iran par l'ayatollah Khomeini. Les sympathisants de l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI), fondée dans les années 1960 par des étudiants universitaires de gauche, se sont activement opposés aux régimes du chah et des religieux, ayant parfois recours eux-mêmes à la violence. Des dizaines de milliers parmi eux ont été exécutés par le régime de Khomeini lorsqu'il s'est emparé du pouvoir en 1979. En 1986, Paris a expulsé ceux qui avaient cherché asile en France afin d'obtenir la libération de quelques soldats français capturés par des agents de Téhéran au Liban. Seul le régime de Saddam Hussein voulait les accepter, de manière à ce qu'ils sont allés à contrecœur en Irak. L'OMPI a tenu Saddam à distance et est resté neutre durant l'invasion de l'Irak en 2003.

Huffington Post - 11/04/2012 - Suite à la Conférence sur la Syrie qui s’est tenue à  Istanbul le 1er avril dernier, le Secrétaire d’Etat Américain Clinton s’est exprimé:

"En ce qui concerne le rôle que l’Iran joue en Syrie,  il est extrêmement troublant. Et je pense qu’il est important de souligner que lorsque j’ai traversé la région – il y a 3 points qui préoccupent les pays concernés à propos de l’Iran. Le premier, c’est sa quête d’armes nucléaires: ce serait très déstabilisant pour les pays alentours, qui, se sentant intimidés et menacés, pourraient réagir par n’importe quel moyen. Le second point, c’est l’intrusion de l’Iran dans la politique intérieure de ses voisins ; le rôle qu’elle semble jouer en Syrie illustre parfaitement ceci. Enfin, le troisième point est l’export du terrorisme.

Les États-Unis et l’ONU doivent contraindre l'Irak de mettre un terme à la présence des agents du régime iranien à Liberty et à Achraf

Selon une information digne de foi obtenue de l'intérieur de l'Iran, une équipe de quatre membres des Renseignements iraniens et la Force Qods à l'ambassade du régime à Bagdad, était présente lors des inspections des quatre groupes de résidents d'Achraf qui ont été transférés depuis février au camp Liberty.