ÉDITORIAL

Jeudi dernier, le gouvernement américain a imposé des sanctions au ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

« Le ministre des Affaires étrangères Zarif et le ministère qu'il dirige suivent les ordres du Guide Suprême et de son bureau. Le ministre des Affaires étrangères, M. Zarif, est l'un des principaux catalyseurs des politiques de l'ayatollah Khamenei dans toute la région et dans le monde », a déclaré le département d'État américain.

Pendant quatre décennies, la Résistance iranienne a souligné qu'il n'y a pas de soi-disant « modérés » ou de « réformistes » dans la dictature théocratique au pouvoir en Iran. Aujourd'hui, après 40 ans de résistance et de persévérance du peuple iranien et de sa Résistance, et après des révélations continues et incessantes de cette dernière, le monde s'est rendu compte que derrière ces écrans de fumée ne se cache que la nature scélérate du système du Velayat-e Faqih (pouvoir théocratique absolu).

Après avoir essayé toutes les possibilités avec le régime des mollahs, et après les terribles erreurs des gouvernements précédents, les États-Unis ont finalement et inexorablement fini par comprendre la véritable nature de ce régime.

Zarif était le gant de velours de la main de fer du régime criminel, qui a exécuté 120 000 prisonniers politiques, adopté le terrorisme comme politique étrangère standard, entretenu sans relâche la flamme de la guerre dans la région et tenté de produire et d'acquérir des armes de destruction massive. Pendant toutes ces années, le rôle de Zarif a été de justifier et de faciliter toutes ces politiques criminelles. Il a joué un rôle clé pour convaincre l'Union européenne et les États-Unis de désigner illégalement l'OMPI comme une organisation terroriste (désignation qui a été levée par les cours d'appel américaine et européenne) et dans les bombardements contre les camps de l’OMPI pendant la guerre en Irak en 2003. Les « diplomates » du régime des mollahs, directement et indirectement, ont joué un rôle clé en encourageant les États-Unis à déclencher cette guerre destructrice, qui n'a eu qu'un seul gagnant, Téhéran.

« Javad Zarif supervise un ministère des Affaires étrangères qui a coordonné ses activités avec l'une des entités étatiques les plus néfastes du régime, la force Qods affiliée aux pasdaran, qui est désignée en tant qu’organisation terroriste en vertu des lois sur le terrorisme et les droits humains », a déclaré à juste titre le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a traité Zarif d'« escroc », d'« arnaqueur » et de « porte-parole » du régime illégitime.

Zarif qui, dans ses actes, n'est pas différent de Qassem Soleimani, commandant de la force Qods affiliée aux Gardiens de la révolution (pasdaran), a été présenté par l'ancienne administration américaine comme un « modéré » et un « diplomate expérimenté ». Malheureusement, ils ont affublé Zarif de tels titres après avoir fermé les yeux sur les crimes du régime dans l'espoir qu'il d’amadouer ce régime médiéval.

Les sanctions contre Zarif sont un énorme revers pour le régime iranien et un coup fatal à l'écran de fumée que ce régime barbare et médiéval s'était fait pour poursuivre et faire plaisir aux partisans de la politique de complaisance. Cet écran de fumée a maintenant été détruit.

Il n’est guère étonnant que le président du régime, Hassan Rohani, ait déclaré : « Ils parlent de négociation et en même temps ils sanctionnent le ministre des Affaires étrangères... s'ils veulent négocier, y a-t-il un autre intermédiaire que le ministère des Affaires étrangères ? »

À ce stade, deux faits importants méritent notre attention :

Premièrement, il est temps que l'Europe reconnaisse les réalités avérées et se range aux côtés du peuple iranien, des peuples de la région et des consciences éveillées du monde contre ce régime, qui est le fléau de l'humanité contemporaine. L'UE doit mettre de côté son mirage absurde selon lequel une faction modérée existe au sein du régime des mollahs.

Deuxièmement, au cours des quatre dernières décennies, la politique de complaisance a causé d'énormes dommages au peuple iranien, à la paix et à la tranquillité dans la région. Les effets de cette ancienne politique doivent être identifiés, corrigés et sanctionnés.

Comme l'a souligné à maintes reprises Mme Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, le moyen d'arrêter et de corriger cette politique est de reconnaître le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), première victime de la politique de complaisance, comme l'alternative démocratique au régime.