Iran : Plus de 77600 décès dus au coronavirus dans 347 villes
Par
Secrétariat du CNRI
Le conseil de Téhéran : hier, 116 personnes, et la veille, 118 victimes du coronavirus ont été enterrées à Behecht-Zahra. Toutes les unités de soins intensifs de la capitale sont pleines.


Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé : Si nous avons 200 morts par jour, dans les 365 prochains jours, nous atteindrons des chiffres élevés qui ne sont pas bon pour notre pays.


La faculté de médecine d’Alborz : Les victimes du coronavirus dans nos CHU atteignent les 1549.
La faculté de médecine de Kerman : Les USI de la province sont pleines et tous les hôpitaux sont aux prises avec le Covid-19.
Minou Mohraz du centre national de lutte contre le Covid-19 (CNCL) : les célébrations publiques du mois sacré de Moharram seront une catastrophe.
Massoud Mardani du CNCL : Il n’est pas permis de tenir un rassemblement et cela n’a rien à voir avec les mois sacrés de Moharram et Safar
Mme Maryam Radjavi: La décision de Khamenei et Rohani de tenir les cérémonies de deuil au mois de Moharram relève de la pure démagogie et signifie envoyer délibérément des gens à l’abattoir dans la poursuite de la stratégie des pertes humaines massives pour fermer la porte au danger du soulèvement et de leur renversement. De fait, la cérémonie pèlerinage à La Mecque a été suspendue pour la première fois afin de protéger la vie des musulmans. Détruire le système médical du pays en refusant d’embaucher des infirmières prêtes à servir est une autre facette de cette stratégie du pouvoir clérical, en particulier dans une situation où les infirmières qui travaillent avec un dévouement maximal depuis 6 mois ont contracté le Covid-19 et qu’il y a un besoin urgent de renouvellement du personnel médical.


L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran a annoncé ce 27 juillet, que le nombre de victimes du coronavirus dans 347 villes d’Iran a malheureusement dépassé les 77.600. Le nombre de morts dans les provinces de Téhéran est de 19.250, de Khorassan-Razavi 5833, de Qom 4230, de Mazandaran 3530, de Lorestan 3040, de Sistan-Baloutchistan 2435, d’Azerbaïdjan oriental 2280, d’Azerbaïdjan occidental 2340, de Golestan 2048 et de Fars 1955.

La porte-parole du ministère de la Santé du régime a porté le nombre de victimes de ces dernières 24 heures à 212 et de patients « en soins intensifs » à 3819, le nombre le plus élevé depuis le début de l’épidémie. Comme hier, elle a déclaré 25 provinces en rouge ou en état d’alerte. « Le nombre d’hospitalisations à Alborz a augmenté de 60 % le mois dernier, et l’incidence est plus élevée dans les villes de Karadj, Nazarabad et Fardis, a-t-elle déclaré. Dans la province d’Ardebil, les hospitalisations ont doublé par rapport au mois précédent, et dans les villes de Parsabad, Meshkinshahr et Ardebil, l’incidence est plus élevée » (ISNA, 27 juillet).

Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé a déclaré : « S’il nous avons 200 morts par jour, dans les 365 prochains jours, nous atteindrons des chiffres élevés qui ne sont pas bon pour notre pays. » Il a ajouté : « Nous avons récolté tout ce que nous avons semé en mai et en juin.» (ISNA, 27 juillet).

Alireza Zali, le chef CNLC à Téhéran, a écrit au ministre de la Santé en disant : « Compte tenu de l’augmentation exponentielle du nombre de malades du coronavirus, en particulier à Téhéran, de la fatigue et de l’épuisement du personnel médical et de leurs congés de maladie périodiques dus à la contamination par le virus, je vous prie d’émettre d’urgence un ordre de suivi pour délivrer l’autorisation d’utiliser l’Organisation administrative et de recrutement du pays. » (Aftab Yazd, 27 juillet)

Nahid Khodakarami, présidente de la commission sanitaire du conseil de Téhéran, a déclaré : « Hier, 116 personnes et la veille 118 victimes du coronavirus ont été enterrées au cimetière de Behesht-Zahra à Téhéran, qui est un nombre très élevé (…) De plus, tous les lits de soins intensifs de la capitale son occupés. » (Asr-e-Iran 27 juillet).

Reza Jalili-Khoshnoud, directeur de l’hôpital Sahand à Tajrish, a déclaré aujourd’hui à Aftab-e Yazd : « Nous sommes parfois obligés de fermer certaines parties de l’hôpital en raison du manque de personnel. C’est un problème pour de nombreux hôpitaux. Même les hôpitaux Khomeiny et Massih-Daneshvari ont eu le problème de la fermeture forcée de certaines salles. » Le même quotidien ajoute : « La pénurie de personnel médical est l’un des plus gros problèmes de nos jours. Il y a du personnel médical, en particulier des infirmières, mais elles ne sont pas embauchées, et le personnel qui a été embauché subit tellement de pression au travail qu’il décide d’émigrer vers d’autres pays. »

Dans la province d’Alborz, le président de la faculté de sciences médicales a été cité par l’ISNA comme ayant déclaré aujourd’hui : « Jusqu’à présent, nous avons eu 662 décès dus de manière certaine au coronavirus dans la province, mais aussi 887 personnes décédées présentant des symptômes du coronavirus. »

Le 25 juillet, Sahand TV a rapporté depuis l’Azerbaïdjan oriental que « 80% des lits d’hôpitaux et 100% des lits de soins intensifs pour les malades de coronavirus sont entièrement occupés. » Le président de la faculté des sciences médicales de Tabriz : « Actuellement, 803 personnes sont hospitalisées dans nos hôpitaux, et 120 personnes sont sous respirateur. Quand nous disons “sous respirateur”, nous parlons de malades dans un état grave, qui avec les meilleurs soins, ont une faible chance de survie. »

A Kerman, le responsable des soins de la faculté de médecine a déclaré le 27 juillet : « Les lits de l’USI sont presque pleins. Tous les hôpitaux s’occupent de malades du coronavirus. Hier, nous avons eu le plus grand nombre d’hospitalisations de ces 5 et 6 derniers mois. »

Les propos de Rohani il y a deux jours sur la tenue des cérémonies de deuil du mois sacré de Moharram dans toutes les régions du pays, qu’elles soient rouges, jaunes ou blanches, ont suscité l’indignation des experts du régime. La Dr Minou Mohraz, membre du comité scientifique du CNCL, a déclaré que la tenue de rassemblements de Moharram sera catastrophique. Dans des propos rapportés par le site Khabar-e Fori hier, elle a déclaré : «Nous sommes toujours aux prises avec l’horrible ampleur de l’épidémie. De nombreuses provinces sont dans le rouge. Même si la tendance de la contagion se ralentit, il faut interdire tous les rassemblements. Une foule qui se rend à la mosquée ou à d’autres endroits pour faire son deuil est dangereuse. Ceux qui ne sont pas encore infectés en raison de l’interdiction des rassemblements seront infectés si ces rassemblements ont lieu.» Massoud Mardani, un autre membre de la commission, a déclaré : « Il n’est pas prudent de tenir un quelconque rassemblement. Etant donné la situation du pays, confronté à une résurgence du virus, aucun rassemblement ne devrait être autorisé, et cela n’a rien à voir avec les mois sacrés de Moharram et de Safar. »

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré que la décision de Khamenei et Rohani de tenir les cérémonies de deuil au mois de Muharram relève de la pure démagogie et signifie envoyer délibérément des gens à l’abattoir dans la poursuite de la stratégie des pertes humaines massives pour fermer la porte au danger du soulèvement et de leur renversement. De fait, la cérémonie pèlerinage à La Mecque a été suspendue pour la première fois afin de protéger la vie des musulmans. Détruire le système médical du pays en refusant d’embaucher des infirmières prêtes à servir est une autre facette de cette stratégie du pouvoir clérical, en particulier dans une situation où les infirmières qui travaillent avec un dévouement maximal depuis 6 mois ont contracté le Covid-19 et qu’il y a un besoin urgent de renouvellement du personnel médical.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)
Le 27 juillet 2020