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Par
Secrétariat du CNRI

Le juge en chef d’Ispahan : l’OMPI devrait savoir que si une brèche [un soulèvement] comme celles de 2009, 2017-2018 et novembre dernier se produit, nous réagirons avec fermeté. Le verdict de “corruption sur Terre” a été approuvé pour huit affaires liées aux incidents mentionnés

Par crainte des protestations et du soulèvement généralisé ainsi que des activités des unités de résistance qui brisent le climat de terreur et d’intimidation, la dictature religieuse au pouvoir tente désespérément d’empêcher un nouveau soulèvement populaire en renforçant la peur avec des exécutions, en prononçant des peines de longue durée et en arrêtant les jeunes.

Hier, Mohammad Reza Habibi, le chef du judiciaire à Ispahan, a exprimé sa crainte d’un nouveau soulèvement. « Faites savoir aux Moudjahidine du peuple (OMPI/MEKI) que si quelque chose tourne mal, comme en 2009, en décembre 2017-janvier 2018 et en novembre de l’année dernière, nous réagirons avec fermeté (…) Le verdict de “corruption sur Terre” a été approuvé pour huit cas liés aux incidents mentionnés », a-t-il déclaré aujourd’hui, selon l’agence Mehr. « La corruption sur Terre » a été inventée par le régime et est punie de mort.

Par ailleurs, Nasroddine Salehi, le procureur de Chahinshahr et Meymeh, a annoncé aujourd’hui à l’agence ISNA des condamnations à mort et des emprisonnements pour ce qu’il a appelé des auteurs de vols à main armée et des meneurs des émeutes de novembre dernier qui ont « détruit des biens publics avec des plans préalables détaillés ». Il a ajouté : « Le verdict sera exécuté après l’approbation finale du parquet ». Il a également averti que « la diffusion de mensonges, le trouble volontaire ou involontaire de l’ordre public par le biais d’un système numérique ou de télécommunication, sera puni d’une peine de 91 jours à deux ans de prison ou d’une amende ou des deux. »

Auparavant, les prisonniers politiques Amir Hossein Moradi, 26 ans, Saïd Tamjidi, 28 ans, et Mohammad Rajabi, 26 ans, avaient été arrêtés pour avoir participé au soulèvement de novembre et condamnés à mort après avoir été torturés pendant longtemps. Ils risquent à présent d’être exécutés.

De leurs côtés, le ministère du Renseignement, l’Organisation du renseignement des pasdarans et d’autres services répressifs ont arrêté, convoqué et menacé un grand nombre de jeunes, de partisans et de proches de l’OMPI à Téhéran et dans d’autres provinces, comme celles de Guilan, Kermanshah et Khouzistan. En outre, les services de renseignements et les forces de sécurité ont contacté de nombreux jeunes dans diverses villes pour les mettre en garde contre tout contact avec l’OMPI et les menacer des conséquences de ces contacts.

La Résistance iranienne appelle à une action immédiate du Secrétaire général des Nations unies, du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, ainsi que des rapporteurs concernés et d’autres organisations de défense des droits de l’homme, afin de sauver la vie des prisonniers politiques en Iran. Elle réitère l’appel de Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), à l’envoi d’une délégation internationale pour enquêter dans les prisons iraniennes et rencontrer les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 juin 2020