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Par Mansoureh Galestan

Un tribunal islamiste en Iran a condamné un chanteur kurde de la ville d’Orourmieh à deux ans de prison pour avoir «diffusé de la propagande contre le gouvernement». Le chanteur, Peyman Mirzadeh, a été arrêté par les forces de sécurité du régime iranien en février.

Mirzadeh a été subi les pressions des agents du renseignement du régime d’Ali Khamenei avant d'être transférée au tribunal religieux. Son procès s'est déroulé en l'absence d’avocat et a rapidement été condamné à deux ans de prison et à une interdiction absolue de chanter.

Peyman mirzade avait déjà été arrêté en 2017 pour «propagande contre le gouvernement» et avait passé six mois en prison.

Les tribunaux iraniens ont régulièrement manqué à l’obligation qui leur est faite d’organiser des procès équitables et ont utilisé des aveux obtenus sous la torture comme éléments de preuve. Les autorités limitent systématiquement l’accès des détenus à un avocat, en particulier pendant l’enquête.

Plusieurs personnes accusées de crimes de sécurité nationale n’ont pu avoir accès à des soins médicaux appropriés pendant leur détention.

Les autorités ont continué à restreindre les libertés d’expression, d’association et de réunion et ont poursuivi des dizaines de journalistes, militants des médias en ligne et syndicalistes accusés d’avoir « agi contre la sécurité nationale », de « propagande contre l’État » ou encore de « réunion et collusion visant à compromettre la sécurité nationale » simplement parce qu’ils exerçaient leurs droits légitimes.