Plus de 2500 arrestations dans la première semaine de l’embrasement révolutionnaire en Iran
Soulèvement en Iran - Communiqué n ° 34
90% des détenus arbitrairement sont des jeunes de moins de 25 ans

Le régime théocratique en Iran, incapable d’endiguer l’explosion de la colère populaire qui embrase le pays, a intensifié les arrestations arbitraires dans de nombreuses villes. Selon un décompte préliminaire, le nombre des arrestations au cours de la première semaine du soulèvement dans plus de 120 villes a atteint les 2500.

Les autorités du régime despotique ont pour leurs parts annoncés les chiffres suivants :

1- Ali Asghar Naser Bakht, adjoint pour la sécurité du gouvernorat de Téhéran, a rapporté l'arrestation de 450 personnes les 30, 31 décembre et le 1er janvier. En outre, plusieurs manifestants ont été arrêtés les 3 et 4 janvier. Les détenus ont été transférés à la prison d'Evine. Leurs familles exigent la libération de leurs enfants en se rassemblant tous les jours devant la sinistre prison.

2- Ali Aghazadeh, gouverneur de la province Markazi, a menacé que tout rassemblement non autorisé serait sévèrement réprimé et a déclaré que lors des manifestations de la soirée du samedi 30 décembre, plus de 100 personnes ont été arrêtées à Arak.

3. Le procureur de Kachan, a menacé les manifestants et déclaré le 31 décembre que selon la loi, « ceux qui ont l'intention de combattre l’Etat sont considérés comme corrompus sur terre et feront l’objet des poursuites judiciaires requises (la peine de mort) ». Il a ajouté qu'environ 50 à 60 personnes ont été arrêtées lors des « rassemblements illégaux » de Kachan.

4- Al-Ta'ali, gouverneur de Hamedan, a annoncé l'arrestation de 150 personnes et l'agence de presse Fars, affiliée aux pasdaran, a annoncé l'arrestation de trois personnes dans cette ville.

5- Selon Ali Asghar Tahmasbi, adjoint politique et assistant à la sécurité du Gouvernorat du Golestan, 150 personnes ont été arrêtées à Gorgan.

6- Selon le journal officiel Eghtesad, 100 personnes ont été arrêtées à Ispahan le 1er et le 2 janvier.

7. Au moins 116 personnes ont été arrêtées à Izeh, selon les organes répressifs du régime.

8. Gholam Ali Hamzeh, commandant des pasdaran à Kerman, rapporte l'arrestation de 80 personnes.

9. Naser Atabati, procureur du district d'Ardebil, a déclaré que 40 personnes ont été arrêtées dans cette ville.

10. Au moins 90 manifestants ont été arrêtés à Tabriz.

11. Taherkhani, un député originaire du Takestan (province de Qazvin), a annoncé 50 arrestations.

12. Le gouverneur adjoint du gouvernorat provincial de l'Azerbaïdjan occidental a déclaré que 10 personnes ont été arrêtées à Oroumieh.

13. Selon le commandant de la police de Robat Karim, 11 manifestants ont été arrêtés.

14. D’après le Ministère public et le Tribunal révolutionnaire de Pardis, 25 manifestants ont été arrêtés dans cette localité.

15. Haji Reza Shakrami, Procureur de Karaj, a avoué avoir arrêté 26 manifestants.

Selon les responsables du régime théocratique, 90% des détenus ont moins de 25 ans. Jafari Dolatabadi, Procureur de Téhéran, a visité la prison d'Evine le 3 janvier et a « vérifié les conditions des détenus par un examen en face à face ». Selon des rapports provenant de l'intérieur du régime, les personnes arrêtées ont été menacées et contrains à participer à des aveux télévisés.

La Résistance iranienne appelle le Conseil de sécurité et les autres organisations compétentes des Nations Unies et tous les défenseurs des droits de l'homme à prendre des mesures efficaces en vue de la libération rapide des manifestants innocents. Un régime qui viole les principes fondamentaux des Nations Unies sur les droits de l’homme devrait être mis au banc des nations.

Le Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 Janvier 2018