Comité arabo-islamique pour la défense d'Achraf
et
la prévention de l'expansion de l’intégrisme

Objectifs




Le Comité a été créé en septembre 2009 dans le but de dénoncer l’intégrisme islamique et l’abus qu’il fait de la religion pour atteindre ses objectifs politiques.

Le Comité concentre, en particulier, ses activités sur le soutien aux Iraniens résidant au camp d'Achraf en Irak, car il les considère comme une formidable barrière contre la propagation de l'intégrisme du régime iranien.

Le Comité estime que la propagation de l'intégrisme islamique est le problème le plus grave auquel est confronté le monde arabe et musulman. Il estime en outre qu'il s'agit d'un phénomène inquiétant qui menace la paix et la sécurité mondiales.

Le Comité considère également l’intégrisme islamique comme une déviation de la véritable voie de l'Islam qui, comme toutes les autres religions monothéistes, est une religion de paix.

Le Comité croit au dialogue interconfessionnel et poursuit, au nombre de ses objectifs, le développement d'un tel dialogue. À cet égard, il organisera des séminaires et autres activités, y compris en coopération avec d'autres institutions et associations partageant ces objectifs.

Le Comité préconise la paix dans la région, la tolérance et la séparation de la religion et de l'État.

Le président du comité est Sid Ahmed Ghozali, ancien Premier ministre d'Algérie. Le comité est composé de personnalités du monde arabe et islamique.




Qu'est-ce que le camp d'Achraf



• Le Camp d'Achraf est situé près de la ville irakienne d'Al-Khalis, à environ 95 km au nord de Bagdad. Achraf a été construit en 1986, lorsque les membres de l'OMPI, mouvement d'opposition iranien, sont allés en Irak. Ils sont actuellement 3.400 à résider dans le camp, dont 1000 femmes. Près d’un millier d'Achrafiens ont survécu à de longues années d'emprisonnement et de torture sous le régime iranien actuel.

• Le sort des résidents d'Achraf est important pour le peuple iranien parce que chacun d'eux ont des parents en Iran et à l'étranger. Mais le problème va bien au-delà des préoccupations humanitaires. La présence d'une opposition organisée à la frontière est une source d'inspiration et d'espoir pour le peuple iranien qui aspire à un changement de régime. Les résidents d'Achraf sont également considérés comme des symboles de persévérance dans l'adversité.

• Les Achrafiens n'ont pas participé aux guerres de 1991 et de 2003 en Irak, un fait confirmé par les Nations Unies et les forces américaines. Avant que la guerre de 2003 n’éclate en Irak, ils en ont informé les gouvernements américain et britannique. Cependant dans le cadre d'un effort pour satisfaire l'Iran, ils ont été victimes de bombardements qui ont fait des dizaines de morts.

• En avril 2003, ils ont signé un protocole d'accord avec les forces américaines et, en mai 2003, après de longues discussions avec le général Raymond Odierno, ils ont volontairement remis toutes leurs armes aux forces américaines. En retour, les États-Unis ont accepté la responsabilité de protéger Achraf dans un accord signé avec chacun des résidents du camp.

• En 2004, à la suite d'une enquête complète, y compris des entretiens et des dépistages de tous les résidents d'Achraf par des agences américaines, la Force multinationale-Irak (MNF-I) et le gouvernement des Etats-Unis ont reconnu les résidents comme des «personnes protégées» en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Ils ont bénéficié de la protection des forces des États-Unis jusqu'au début de 2009, et ont développé des relations amicales avec leurs protecteurs.

• Début 2009, malgré la forte opposition des résidents et de leurs avocats, qui ont mis en garde contre une catastrophe humanitaire, les forces américaines ont transféré la protection des Achrafiens aux forces irakiennes. Or les plus hauts responsables irakiens avaient déjà annoncé leur intention d'expulser les résidents d'Achraf et de leur rendre la vie insupportable dans le camp. À l'époque, les États-Unis ont insisté sur le fait que l'Irak avait donné des assurances écrites de respecter les droits des résidents.

• Le 28 février 2009, le guide suprême du régime Ali Khamenei a demandé au président et au Premier ministre d’Irak de mettre en œuvre l'accord bilatéral pour expulser les résidents et fermer le camp.

• Depuis lors, l'Irak a renforcé la pression sur Achraf. Il a imposé un blocus virtuel au camp qui a commencé en mars 2009, date à laquelle a été interdite l'entrée des familles, des avocats, des parlementaires, des militants des droits de l’homme et même des travailleurs irakiens. Les autorités irakiennes ont également imposé de sévères restrictions aux livraisons de carburant, de médicaments, à l’entrée des médecins spécialistes et, même dans une certaine mesure, aux denrées alimentaires dans le camp.

• Parallèlement à la montée du soulèvement en Iran, plus de 2.000 soldats irakiens équipés d'armes automatiques, de gourdins, de haches et de couteaux ont attaqué les habitants sans défense et sans armes d'Achraf les 28 et 29 juillet 2009. Au moins 11 habitants ont été tués et plusieurs centaines blessés. Trente-six Achrafiens ont également été arrêtés et illégalement maintenus en détention. Selon Amnesty International, ils ont été torturés avant d'être libérés sous la pression internationale.

• En octobre 2009, la Mission d’assistance des Nations Unies pour l'Irak (MANUI) a installé une équipe de surveillance à Achraf. Bien que ce soit une mesure préventive efficace, l'autorité de l'équipe et ses ressources sont très limitées et la portée de ses activités insignifiante.

• Depuis le 8 février 2010, le ministère du régime iranien du Renseignement et de Sécurité (VEVAK) a stationné devant la porte principale d'Achraf plusieurs dizaines d'agents se faisant passer pour des parents des résidents d'Achraf. Ils bénéficient du soutien des forces irakiennes,. Ils sont chargés de préparer le terrain pour une confrontation et un prétexte pour une autre attaque brutale des forces irakiennes.

• Il existe une profonde préoccupation comme quoi en l'absence d'une action internationale, une autre attaque violente contre Ashraf pourrait se produire. Le régime iranien fait pression pour obtenir l'élimination des résidents d'Achraf. En particulier depuis que les forces américaines ont quitté leur base (FOB Grizzly) située à l'intérieur du périmètre d'Achraf, le régime iranien et ses agents en Irak ont intensifié leurs pressions et provocations, pour préparer le terrain à un nouvel assaut meurtrier contre les résidents.

• À cet égard, afin d’éviter une nouvelle catastrophe humanitaire, il est nécessaire que les forces américaines reviennent à FOB Grizzly et que l'ONU assume la responsabilité de protéger la Cité d'Achraf et la levée des restrictions paralysantes.