Norvège : rassemblement contre la peine de mort en Iran
À la veille de la journée internationale contre la peine de mort, les Iraniens et les soutiens de la Résistance iranienne (CNRI) ont organisé un rassemblement devant le parlement norvégien pour sensibiliser sur le nombre élevé des exécutions en Iran.

Plusieurs députés norvégiens se sont exprimés et ont souligné la nécessité de mettre un terme aux violations des droits de l’Homme en Iran. Ils ont demandé au gouvernement norvégien de conditionner ses relations économiques avec l’Iran à l’arrêt immédiat des exécutions par le régime islamiste.

Ils ont également exprimé leur solidarité avec le mouvement pour la justice concernant le massacre des prisonniers politiques en 1988 en Iran et appelé le gouvernement norvégien à reconnaître ce massacre comme un crime contre l’humanité. Pour eux, une commission d’enquête internationale devrait être organisée pour traduire les responsables en justice.

Abolir la peine de mort

Le député norvégien du parti socialiste Peter Eide a condamné dans son intervention les tortures médiévales infligées par le régime iranien et a promis de rapporter sur les violations des droits de l’Homme au parlement norvégien et au ministère norvégien des Affaires étrangères.

 

Le membre de la commission des Affaires étrangères au parlement norvégien, Eirik Sivertsen, a pour sa part souligné le droit sacré à la vie, mentionné dans la charte des Nations Unies, affirmant que les exécutions appliquées par le régime iranien sont inacceptables. Il a insisté sur l’importance de la lutte pour abolir la peine de mort.

Le représentant du Conseil national de la Résistance iranienne en Scandinavie, Parviz Khaza’i, a de son côté affirmé que les pays démocratiques comme la Norvège devraient exercer des pressions politiques, diplomatiques et économiques sur le régime iranien, qui est un ennemi de l’humanité.

Mme Kari Storhaug, co-fondatrice d’Amnesty International en Norvège, a quant à elle appelé au procès des responsables du massacre de 1988. Le représentant de l’organisation révolutionnaire du Kurdistan iranien, Khabat, Ali Bahrami, a également exprimé son soutien à cet appel.

Lors de la journée internationale contre la peine de mort, Mohammad Sadat Khansari, représentant de l’OMPI, a également déclaré : « Nous nous sommes réunis ici pour soutenir le Mouvement pour la justice. Nous appelons le gouvernement norvégien à reconnaître le massacre de 1988 comme un crime contre l’humanité. Alors que les Iraniens souhaitent la chute rapide de la tyrannie religieuse. »