Rudy Giuliani,
CNRI - Rudy Giuliani, ancien maire de la ville de New York, s’est adressé au rassemblement "Free Iran", le samedi 1er juillet à Villepinte, au Nord de Paris. Il a rendu hommage au combat de la Résistance iranienne et de sa présidente Maryam Radjavi lors ce grand rasseévènement qui se tenait en présence de dizaines de milliers d’Iraniens et de plusieurs centaines de personnalités venus du monde arabe, de l’Europe et des Etats-Unis, y compris une délégation de parlementaires américains.

Rudy Giuliani a déclaré que la nouvelle administration à Washington était porteuse de l'espoir pour la résistance parce que le Président Trump a "des principes différents et une autre façon de voir le monde". Il a dit croire que Donald Trump serait capable de contribuer à la libération du peuple iranien de l'oppression, un peuple qui a souffert depuis de nombreuses années. Il a souligné qu'en Arabie Saoudite, le président Trump a "mis l’accent sans équivoque sur le danger de l'Iran" pour la région et le reste du monde.

"Contrairement aux administrations précédentes, il n'est pas dans le déni de la réalité. Il comprend comment il serait extrêmement dangereux pour le monde d'avoir à faire face à un Iran nucléaire. Il se rend compte à quel point c’est dangereux pour le monde, de vivre avec un ayatollah qui est un dictateur théocratique et un fou furieux à la tête de l’Iran. Et il sait aussi comme nous le savons, que la seule façon pour nous d'assurer la stabilité au Moyen-Orient et dans le monde, serait ce qui est exactement le thème de votre conférence, à savoir « un Iran libre », construit sur les principes que nous partageons tous."

 

Il a déclaré que "nous pouvons déjà voir en quelque sorte une fin" pour le renversement du régime, et a ajouté que comme dans le cas de l'Union soviétique, alors que personne ne pouvait prédire quand il tomberait, ce régime tombera aussi. Il a dit qu'il était certain que cela se passerait alors qu’il serait toujours en vie.

Evoquant les prétentions de la modération au sein du régime actuel, il a affirmé que c'était une idée fausse, ne serait-ce que pour la seule raison du nombre d'exécutions commises par celui-ci, guère besoin de rappeler les nombreux autres actes odieux dans lesquels il est impliqué.

Rudy Giuliani a également dit qu'il souhaitait que le Corps des gardiens de la révolution (CGRI/Pasdaran) soit classé comme une organisation terroriste. "Ils ont sur leurs mains le sang de tant de vos proches et compatriotes, mais ils ont les mains aussi taché du sang de mon peuple qu’ils ont contribué à faire assassiner en Irak et d’autres qu’ils ont continué à tuer pendant des années ou qu'ils ont pris en otage. (…) Et nous devrions déclarer [le CGRI] une organisation terroriste, car c’est ainsi que nous pouvons les couper des appuis dont ils bénéficient dans le monde."

Indiquant les aspects pratiques du renversement du régime, il a rappelé qu'avec le renversement des gouvernements Moubarak et Qadhafi en Egypte et en Libye, personne ne savait par qui ils seraient remplacés. Cependant, pour l'Iran une alternative existe déjà - une alternative démocratique avec un vaste réseau de partisans.

 

Il a conclu son discours avec une note d’optimisme à l’adresse de la Résistance iranienne : "Mais je suis heureux d'être ici parce qu'enfin, enfin, je peux dire, et je peux sans doute dire cela avec beaucoup d'autorité, que le gouvernement des États-Unis, vous soutient ; nous sommes derrière vous ; nous sommes d'accord avec vos valeurs. Le gouvernement des États-Unis comprend le danger de l'Iran. Le gouvernement des États-Unis ne permettra pas l'Iran de devenir un empire au Moyen-Orient. Et les États-Unis d'Amérique ne permettront pas l'Iran de devenir une puissance nucléaire en aucune circonstance. C'est la première fois que je peux être présent devant vous la tête haute ; c'est la première fois que je peux être fier de mon gouvernement. Toutes les autres fois quand j'étais présent à ce rassemblement, j'ai été embarrassé par la lâcheté, le déni, et la réticence [de nos gouvernants] à voir l'Iran pour ce qu'elle était. Et enfin, je peux dire ici que vous, moi, mon gouvernement et votre direction, nous voyons l'Iran exactement de la même façon. Ce régime est maléfique et doit s’en aller. L’Iran sera libre."

Rudy Giuliani a également évoqué les résidents du camp d'Achraf qui sont aujourd’hui en sécurité en Albanie et a remercié tous ceux qui étaient impliqués dans leur transfert, notamment le sénateur Torricelli, le juge Mukasey, Louis Freeh, et de nombreuses autres personnalités. "Et nous voulons remercier le gouvernement albanais, et nous tenons à remercier le peuple albanais pour leur humanité, pour leur grand cœur et de leur décence. Je souhaite que mon pays aurait pris part à cette initiative et j’ai un grand sentiment d’admiration et du respect pour ceux qu'ils ont fait."