Law book The National, 2 août - Le jugement inéquitable de la Cour pénale suprême irakienne concernant les réfugiés iraniens du camp d’Achraf est un nouvel impair à ajouter aux erreurs du système judiciaire irakien, a déclaré Jihad al Rantissi dans le quotidien Al Arab basé à Londres.



Cette cour, fondée il y a sept ans pour poursuivre les personnalités irakiennes de l'ancien régime, a annoncé l'an dernier qu'elle n’examinerait plus d’affaires, mais a soudain émis un mandat d'arrêt contre les dirigeants des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) qui résident au Camp d'Achraf. Ce faisant, la Cour a outrepassé sa compétence.

Le tribunal a utilisé comme couverture la décision de l'administration américaine de 1997 mettant l'OMPI sur sa liste de terroristes. La même décision a également été évoquée pour justifier l'attaque par les forces irakiennes sur le camp d'Achraf l'an dernier, faisant de nombreux morts et blessés parmi les civils.

Toutefois, cette décision de justice pourrait être contestée, puisque la Cour d'appel américaine examine les motifs juridiques utilisés pour prononcer cette décision, ce qui ouvrira de nouveaux horizons politiques dans la façon dont les Américains considèrent l'organisation.

Tout en aidant à façonner une nouvelle attitude américaine vis-à-vis de l'OMPI à la lumière de la crise nucléaire actuelle en Irak, cet appel peut servir d'avertissement pour le gouvernement irakien sortant sur la nécessité de modifier son approche à l’égard du camp d’Achraf.