Mohammad-Nabi Habibi
CNRILe Guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui cherche à compenser sa défaite dans le contrôle de l’élection, a autorisé ses hommes, le 7 juin, à agir librement. Cette mesure vise également le président du régime Hassan Rohani. Cette nouvelle directive s’est accompagnée d’une nouvelle vague d’attaques contre Rohani. Cette vague a pour but de l’affaiblir et de réclamer des postes pour la faction adverse dans son prochain gouvernement.

Mettant en garde Rohani, le chef de la faction Motalefeh « Mohammad-Nabi Habibi » a déclaré : « Rohani doit savoir que la révolte est la ligne rouge du régime. Ainsi, il doit faire attention lorsqu’il choisira ses collaborateurs. Le régime ne devrait pas être touché deux fois par les mêmes maux. » Rappelant à Rohani les critères de Khamenei concernant le choix des membres de son gouvernement, Habibi a ensuite demandé à Rohani de « déclarer explicitement que le soulèvement de 2009 et les protestataires sont pour lui une ligne rouge, notamment lorsqu’il choisira les membres de son gouvernement. » (Agence de presse Mehr, le 12 juin 2017)

La déclaration de Khamenei qui a inspiré les attaques contre le gouvernement de Rohani montre avant tout une image claire de l’impasse dans laquelle se trouve le régime iranien qui affronte une grave et profonde crise interne.