Ferial Mostofi
La présidente de la Commission d’investissement de la chambre de commerce de Téhéran, Ferial Mostofi, a déclaré qu’à part certaines petites et moyennes banques, aucune banque majeure internationale ne veut collaborer avec l’Iran.

Selon le journal Donya-e-Eghtesad (le monde de l’économie), le 12 avril 2017, la commission d’investissement a tenu son dernier sommet pour discuter des facteurs qui pourraient influencer les investissements étrangers et les meilleures stratégies à adopter pour attirer les investissements après la levée des sanctions. Lors de cette réunion, Mostofi a évoqué les problèmes non résolus venant des sanctions, tout comme leur impact économique sur l’Iran.

Mostofi a également parlé des problèmes non résolus des banques, affirmant qu’à part des banques de petite et moyenne taille, aucune banque majeure internationale n’avait offert sa coopération avec l’Iran.

Ainsi, Reuters a rapporté d’une source fiable que la banque centrale d’Angleterre refusait toujours de faire des transactions avec les banques iraniennes et n’a pas ouvert d’accord sur des comptes pour les banques iraniennes.

La banque centrale d’Angleterre et d’autres banques européennes majeures refusent de coopérer avec l’Iran, car elles sont inquiètes des réactions négatives de la part des États-Unis. En effet, la banque française BNP a dû payer neuf milliards de dollars d’amende, car elle avait effectué des transactions avec l’Iran en ignorant les sanctions primaires américaines.

Les sanctions primaires et non concernées par l’accord sur le nucléaire sont imposées par les États-Unis et sont liées au terrorisme, aux droits de l’Homme ou au programme balistique illicite des mollahs. Les banques européennes préfèrent ne pas entrer dans des transactions liées à l’Iran, car il existe des complexités légales dans les textes contenant les sanctions. À la suite de la présidence de Trump, les banques européennes majeures ont peur craignent davantage les transactions financières avec Téhéran.