Non au simulacre d’élection
CNRI - Les responsables iraniens et les médias d'État ont largement réagi à la campagne « Non au simulacre d’élection » lancée par l’opposition.

L’agence de presse officielle Fars a rapporté les inquiétudes de Taha Mohammadi, l'imam de la prière du vendredi à Hamedan : « Nous faisons face à un ennemi impitoyable. Par conséquent, même les petites différends à l'intérieur du pays ne sont pas souhaitables et ne doivent pas se manifester.

Les monafeghine [terme pejoratif utilisé par le régime pour nommer l'Organisation des Moudjahidine du Peuple (OMPI)] s'efforce de perturber les élections du pays ».

Le site officiel Aftab a pour sa part rapporté les positions de la Résistance iranienne et de l’OMPI sur les élections et a écrit : « Le réseau d’informations d'Al Arabiya est récemment devenu une plate-forme de propagande pour les communiqués et les articles de l’OMPI et de leur Conseil National de la Résistance. »

Le site officiel Jahan a également alerté à ce sujet : « Les monafeghine [OMPI] cherchent à influencer l'élection présidentielle de 2017 et ont recours à une diffusion généralisée de rumeurs à propos des mésententes entre les hauts responsables du pays. Le mouvement incite au renversement (du régime) et fait de la provocation pour des émeutes. Il donne des directives sur la manière de contrer les rafles d’antennes parabolique et encourage les gens à boycotter le scrutin. Dans leurs propagandes ils mettent l’accent sur des problèmes tels que les détournements de fonds, l’allocation de budget pour la Syrie et l’Irak (…) Grâce à des liens avec ses partisans à l'intérieur du pays, le mouvement leur demandé de recueillir des informations sur les élections, y compris les prévisions sur les pourcentages de participation, les chances dont bénéficient les factions politiques, les candidats possibles et les opinions de la population. »

Un autre site du régime a également exprimé son inquiétude et l’incapacité à faire face aux activités de l’OMPI en Iran. « En plus de la présence du réseau des monafeghine et l'appel récent à boycotter le scrutin, on doit souligner leur capacité d’influence au niveau des réseaux sociaux, en particulier leur présence dans des projets qui coûtent beaucoup au pays. Le réseau Twitter (de l’OMPI) a été en mesure de lancer et de naviguer dans des campagnes relativement efficaces contre l’Etat », a écrit le site d’informations Ensaf.