Seulement 4% de la société est satisfaite du statuquo en Iran - candidat à l’élection présidentielle
CNRI - Les rivalités entre les factions au sujet de la Présidence en Iran se poursuit avec intensité et chacun accuse l'autre des mauvaises conditions économiques et sociales du pays. « Hassan Rohani parle de l'amélioration des conditions économiques, mais il serait plus avisé de la situation économique s'il sortait un peu de son bureau.

Il serait bien évident pour lui que seulement 4% de la société est satisfaite du statu quo. La vérité est que les gens de tous horizons sont très mécontents car les petites et grandes unités de production sont forcées de fermer les unes après les autres », a déclaré le maire de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf, lors de l’enregistrement de sa candidature.

Le quotidien Keyhan, connu pour être le porte-voix du Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, a écrit : « Jouer avec l'expression ‘revenu moyen’ alors que certaines personnes perçoivent des salaires de seulement 700 000 à 900 000 tomans par mois (200 à 260 dollars), et que d'autres perçoivent d'énormes salaires, allant de 50 à 250 millions de tomans par mois, ainsi que de nombreux bonus, (de 14 300 à 71 500 dollars). En outre, au moins 12% de la population est au chômage et n’ont même pas un strict minimum de revenu. »

« Dans le gouvernement « modéré », des records ont été battus et leurs impacts ne seront pas effacés facilement. Ce gouvernement n'a aucune volonté pour prendre des décisions économiques ! », a écrit le quotidien « Vatan-e Emrooz »

Les journaux fidèles à la faction de Rohani ont répliqué à ces attaques. « C’est le gouvernement Ahmadinejad qui a introduit les subventions et a subitement augmenté les prix de l'énergie de 400% après qu’ils aient été fixés pour cinq ans », a écrit le quotidien Arman.

Sans mentionner les noms de Khamenei et d’Ebrahim Raïssi, candidat radical à l’élection présidentielle, un autre quotidien a attiré l'attention sur les énormes salaires de la fondation Astan Qods Razavi, présidée par ce dernier. Le quotidien Sharq a écrit : « Les statistiques montrent que la richesse de cette fondation est vraiment gigantesque. Personne ne connaît la vérité à ce sujet. Astan Qods Razavi dispose de nombreux fonds de dotations, notamment la moitié de l'immobilier dans la ville de Machhad, la plupart des biens immobiliers dans les villes de Chenaran, Sarkhas, Fariman et d'autres villes dans les trois différentes provinces de Khorasan. Cela inclut également des terrains agricoles, des quartiers urbains, des forêts, des magasins, des maisons, des véhicules, des portions d'usines, des hôpitaux, des aqueducs, des puits d'eau et... dans diverses villes à travers le pays, y compris: Ispahan, Tabriz, Kerman, Sīrjān, Rafsandjan, Gorgān Sari, Chalous, Varamin, Téhéran, Karaj, Garmsar, Qazvin, Bam, Rasht, Lāhījān, Langarūd, Yazd, Ravar, Shushtar, Shiraz, Neireez et... aussi des biens dans en Syrie, en Azerbaïdjan, en Afghanistan, en Inde et... »