Interdiction de la fréquentation des structures de santé par les enfants travailleurs
Alors que de nombreux enfants n'ont pas de « pièces d'identité », le ministère de la Santé leur exige d'en avoir pour fréquenter les centres médicaux du ministère, a déclaré un responsable de l'organisation de la protection sociale du régime iranien.

Habibollah Massoudi Farid, adjoint de l'organisation de la protection sociale, a fait ces déclarations le mercredi 11 septembre dans une interview accordée à l'agence de presse officielle ILNA. Selon lui, « beaucoup de ces enfants, qu'ils soient iraniens ou immigrés, n’ont pas de pièces d'identité et, par conséquent, n’ont pas d’assurance », et ne peuvent donc pas fréquenter gratuitement les centres de santé du ministère de la Santé. »

L’adjoint de l'Organisation iranienne de la protection sociale a décrit comme « critique », la situation des enfants qui fouillent dans les ordures à la recherche de nourriture et a déclaré que ces enfants « travaillent souvent dans des gisements cachés », et que fouiller dans les poubelles constitue une menace à leur « santé mentale et à leur dignité ».

A la suite d'une augmentation significative du nombre d'enfants travailleurs en Iran, les agences gouvernementales ont commencé à récupérer des enfants travailleurs et des enfants de la rue, un plan qui, selon les responsables du régime, a été mis en œuvre « 30 fois sans succès ».

Le régime des mollahs, au lieu d'utiliser les ressources financières du pays pour améliorer les moyens de subsistance, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des populations et des groupes particulièrement vulnérables comme les enfants, met en œuvre des plans répressifs et punit les familles qui n'ont pas d'autre choix que de faire travailler leurs enfants.

Selon les experts, ces projets, au lieu de combattre fondamentalement ce phénomène, affectent les enfants et les victimes défavorisés et démunis et les soumettent à plus de pression.