Accélération du rythme de la Pauvreté en Iran

L’accélération du rythme d'extension de la pauvreté en Iran est due à la corruption généralisée et l’incurie des responsables qui dilapident les richesses du pays dans leurs programmes militaires et leur aventurisme régionale. Les effets néfastes de la pauvreté au sein de la population sont tellement patents que même les médias officiels et les responsables du régime sont inévitablement forcés de l'admettre.

« À l'heure actuelle, il y a environ 10 à 12 millions de personnes en situation de pauvreté absolue », a déclaré Parviz Fattah, responsable de la soi-disant Commission de Secours de Khomeiny. « Les indicateurs sont déterminés avec précision et 16 à 20 millions de personnes pourraient se situer dans le cercle de la pauvreté absolue. »

Bien avant cela, Auparavant, Mohammad Mokhber Dezfuli, chef du quartier général du Commandement de Khomeini, avait déclaré : « La situation de la pauvreté dans le pays est extrêmement inconvenante, avec 12 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté absolue et 25 à 30 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté relative » (site officiel d'Asr-e Iran, 6 juillet 2017).

Le directeur de la Commission de secours de Khomeiny et le chef du quartier général du Commandement de Khomeiny ont certainement mentionné les statistiques qui sont bien éloignées de la réalité, car Ali Akbar Sayari, ministre adjoint de la Santé du cabinet de Rohani, avait précédemment déclaré : « Actuellement, 30 pourcent de la population du pays a faim et n'a même pas de pain à manger, et le ministère de la Santé confirme ce chiffre. » (Agence de presse officielle Mehr, 15 août 2016).

Selon cette déclaration de Sayari, plus de 25 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté absolue.

Il y a deux ans, Hossein Raghfar, affilié aux factions de Rohani, avait également déclaré : « 40% de la population totale vit en dessous du seuil de pauvreté absolue. » (site web Rah-e Dana, 22 décembre 2014).

Donc, selon la déclaration de Raghfar, environ 35 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté absolue. De plus, sa déclaration a été faite deux ans avant que les conditions de la population ne se détériorent totalement, selon l’aveu des responsables et des médias officiels.

Ces personnes vivant au seuil de pauvreté absolue sont celles qui, tout de moins, n'ont pas les ressources nécessaires pour assurer leurs besoins fondamentaux, ou n'ont essentiellement pas de revenus, si bien que beaucoup d'entre eux doivent chercher de la nourriture dans les poubelles et les ordures.

L'agence de presse officielle ISNA a rapporté le 30 juillet 2017, dans un article intitulé « La poubelle qui devient une table à manger pour enfants », l'état déplorable d'un enfant cherchant de la nourriture dans une poubelle. Le rapport se résume ainsi :

« L'adolescent aux yeux d'amande est si noir et si sombre que toute personne ignorant ce qui se passe, pourrait penser qu'il vend des charbons. Son pantalon fait au moins trois fois sa taille et est retroussé plusieurs fois à la cheville. Sa longue chemise a atteint ses genoux et ses mains ridées témoignent de son vieillissement précoce. Il se penche par-dessus les poubelles jusqu'au son poignet et vide les sacs-poubelle l'un après l'autre, et y trouve finalement du pain, au prix de sa vie. Il explique : « Je trouve souvent le petit déjeuner dans les ordures, mais je prends mon diner avec mes amis qui, eux aussi, cherchent de la nourriture dans les poubelles. »

C'est une situation déplorable en ce sens que chaque année, sous le régime des mollahs, le panier alimentaire des iraniens deviennent plus petites et le gouvernement n'a pas de plans spécifiques pour réduire le nombre de pauvres.

C'est aussi la conséquence des inégalités sociales et des divisions de classes qui s'accroissent d'année en année.

Naturellement, la notion de pauvreté s'étend aux carences du système de la santé, de l'éducation, du logement... Le manque de nourriture adéquate, de logement, d'éducation et de soins de santé adéquats sont quelques-unes des privations qui empêchent les pauvres d'avoir une vie décente, ce qui les rend extrêmement vulnérables à la maladie, aux crises économiques et aux catastrophes naturelles.