Iran : Des militants de la société civile soutiennent les prisonniers politiques en grève de la faim

CNRI - Le 6 septembre, 38e jour de la grève de la faim d'un groupe de prisonniers politiques dans la prison de Gohardacht à Karaj, à l'ouest de la capitale Téhéran, des familles de ces prisonniers et des militants de la société civil et des activistes politiques ont exprimé leurs inquiétudes quant à leur santé et les ont exhortés à mettre fin à leur grève de la faim.


Les familles de ces prisonniers ont souligné dans leur communiqué : "Votre voix légitime est parvenue à l'attention de la population iranienne, et des défenseurs des droits de l'homme ainsi qu'aux institutions internationales, et tous, d'une seule voix, ont reconnu vos demandes légitimes."
Les familles ont affirmé dans le communiqué :
"Il y a longtemps que vous avez entamé la grève de la faim et fermé vos lèvres à la nourriture pour protester contre les conditions inhumaines et dégradantes de la prison, et nous avons été témoins de votre dégénérescence physique et des complications des grèves de la faim, mais ce qui nous inspire est votre résistance et votre dignité dans votre lutte pour les droits de l'homme. Nous vous rendons hommage."


"Parce que nous vous considérons les atouts de l'Iran et son avenir, et au-delà du point de vue émotionnel et familial, nous vous exhortons à mettre fin à votre grève et à adopter une autre façon de poursuivre vos revendications."
De même, M. Hashem Khastar, un ancien prisonnier politique et représentant du Syndicat des enseignants iraniens dans la province Est de Khorasan , dans une lettre adressée à Ali Khamenei, le Guide Suprême des mollahs, a écrit : "... Je vous ai dit que le pays tend vers la révolution, mais vous ne voulez toujours pas croire. Un prisonnier politique en grève de la faim, c'est la voix du peuple iranien qui crie : Peuples du monde entier, les Nations Unies et les institutions internationales de défense des droits de l'homme, population iranienne, voyez comment une nation se trouve captive entre les mains des dirigeants qui ont fait de la religion un instrument pour supprimer la liberté de parole, de la presse et des partis..."


M. Hashem Khastar a déclaré dans une interview le 6 septembre qu'il était la voix des prisonniers politiques et a invité les Iraniens à tenter de porter cette voix à l'attention du monde entier.
Parallèlement, le 6 septembre, plus de 400 militants civils, soutenant la grève de la faim à travers une lettre, ont exprimé leurs inquiétudes à propos de cette situation.
Un extrait de la lettre des militants des droits civiques dit ceci :


"Nous, en tant que groupe de militants de différents domaines sociaux et civils (enseignants, travailleurs, étudiants, femmes, etc.), annonçons que les exigences de ces prisonniers sont fondamentales, légales et humaines, et nous soutenons leurs revendications. Nous croyons que la dignité humaine et les droits légaux des prisonniers doivent être préservés."