Les protestations gagnent plusieurs régions de l'Iran

Parallèlement aux manifestations de grandes ampleurs de la population en colère de Baneh (province du Kurdistan), des mouvements de protestations se ont étendus à Téhéran et à d'autres villes iraniennes ces derniers jours.

À Téhéran, des centaines de syndicalistes, de chauffeurs de la compagnie d'autobus ainsi que d'autres groupes de travailleurs, d’enseignants et d’étudiants se sont rassemblés devant le parlement du régime pur exiger la libération de Reza Shahabi et d'autres prisonniers politiques. Reza Shahabi, un dirigeant du Syndicat des compagnies d'autobus, a entamé une grève de la faim le 18 août pour protester contre les mesures répressives des autorités à son égard et contre les prisonniers politiques en Iran. Il est actuellement dans une condition déplorable suite à sa grève de plus d’un mois.

Les manifestants ont brandi des photos de syndicalistes emprisonnés et des autres prisonniers politiques. Ils ont porté des notes pacartes sur lesquelles on peut lire : « Reza Shahabi doit être libéré », « libérez les travailleurs emprisonnés », « libérez les prisonniers politiques », « Travailleurs, Etudiants, Enseignants! Unissez-vous ! ». Les forces répressives ont empêché les manifestants de s’approcher du parlement, mais la manifestation s'est poursuivie à la station de métro de Baharestan. Ils scandaient : « Vive Shahabi, hommages à Gohardacht » (la prison politique), « Le travailleur est prêt à mourir, mais n'acceptera pas l'humiliation. »

Parallèlement, des milliers de retraités universitaires, des travailleurs, du personnel de l'armée et d'autres corps de retraités, se sont réunis à Téhéran pour protester contre l'Organisation du programme et du budget du régime. Ils ont exigé la mise en œuvre stricte de la loi sur la péréquation des pensions, les services d'application de la loi et l’élargissement de leurs services d'assurance. Les manifestants ont scandé : « Nous n’abandonnerons pas jusqu'à ce que nous obtenions nos droits ! », « Cessez l'oppression, nos tables sont vides! », « Le seuil de pauvreté est de quatre millions de tomans, nos salaires sont d’un million de tomans ». Ils ont également scandé des slogans contre Rohani, le président du régime : « honte à toi, honte à toi! » Les agents des forces répressives ont bouclé le périmètre pour les empêcher de rejoindre les manifestations de travailleurs près du parlement. Au même moment, des centaines de retraités se sont rassemblés à l'extérieur du bureau de Rohani pour réclamer leurs droits bafoués.

À Machhad, les retraités se sont également réunis à l'extérieur du bureau du gouverneur et ont protesté contre le non-paiement de leurs salaires et avantages pendant des mois.

D’autres rassemblements de protestation qui ont eu lieu le 5 septembre, notamment celui des travailleurs de la raffinerie Setareh Sorkh de Bandar Abbas devant le parlement du régime à Téhéran, des travailleurs du chantier de reconstruction du Old Arg à Bam, des ouvriers à Saveh, des ouvriers de Iran-Poplin à Rasht, des enseignants de la maternelle avec dix années d'expérience professionnelle à Kermanchah, des vendeurs ambulants à Firoozabad, des employés de la Compagnie Iran Ard Achayer, des travailleurs de Parsilon à Khorramabad et celui des instituteurs de la maternelles dans la province de Golestan.


Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne

Le 6 Septembre 2017