anniversaire de l'exécution de plus de 30 000 prisonniers en Iran

CNRI - À l'occasion de l'anniversaire de l'exécution de plus de 30 000 prisonniers en Iran à l'été 1988, une exposition comprenant des photos, des documents et des œuvres artistiques a été organisée la semaine dernière au Résidence Palace à Bruxelles.

Des défenseurs des droits de l'homme, des juristes et des politiciens européens ont participé à l'exposition. Julie ward, membre du Parlement européen (Royaume-Uni) et le professeur Eric David, éminent juriste et professeur de droit international à l'Université libre de Bruxelles étaient parmi les participants.

Des témoins du massacre de 1988 et certains dissidents politiques qui ont récemment fui l'Iran ont participé à l'exposition et ont donné des détails sur la situation des droits de l'homme en Iran ainsi que les dernières preuves obtenues au sujet de ce massacre.

L'exposition a eu lieu pendant que plus de 20 prisonniers politiques détenus dans la prison de Gohardacht (à l'ouest de Téhéran) ont entamé une grève de la faim depuis le 30 juillet pour protester contre l'intensification des mesures de répression au sein de l'établissement. Quatre semaines après, la condition physique de nombreux participants est devenue extrêmement critique. Ils peuvent à peine marcher et souffrent de maladies cardiaques, pulmonaires et rénales tout en étant privés de tous médicaments.

Lors de l'exposition, les défenseurs des droits de l'homme et les partisans de la Résistance iranienne ont appelé à la mise en place d'une commission internationale d'enquête sur le massacre des prisonniers politiques en Iran pendant l'été 1988, et pour traduire en justice les responsables de ce génocide et du crime contre l'humanité.

Ils ont souligné que la question des droits de l'homme devrait être au cœur de la politique de l'Occident en rapport avec Iran. Ils ont exhorté les Nations Unies, l'UE et les États-Unis à mettre en avant la question de la violation flagrante et systématique des droits de l'homme en Iran.

Les participants ont appelé toutes les organisations internationales de défense des droits de l'homme, en particulier le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran et le Rapporteur spécial sur la torture à prendre des mesures urgentes pour sauver les vies des prisonniers politiques en grève de la faim.

Amnesty International, le 23 août, a publié un communiqué concernant la « Grève de la faim massive des prisonniers politiques en protestation contre des conditions cruelles ». Le directeur adjoint du programme Moyen Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International a déclaré : « En détenant des douzaines de prisonniers d'opinion après des procès manifestement injustes, les autorités iraniennes manquent sans vergogne, à leurs obligations en matière de droits de l'homme. Ce sont des personnes qui ne devraient même pas être derrière les barreaux, mais au lieu d'être libérées, elles sont punies davantage dans des conditions épouvantables. »