Iran : Les responsables du régime frustrés par le succès de la campagne pour la justice de l’OMPI
CNRI - Le régime iranien est frustré du succès de « Mouvement pour la justice pour les victimes du massacre de 1988 » lancé par la Résistance iranienne. Suite à l’événement de trois jours organisé par Simay Azadi, la chaîne satellitaire de la Résistance, un site des pasdaran a écrit : « L’Organisation des Moudjahidine a mené le maximum de propagandes et d’actions militaires contre la République Islamique d’Iran. »

Basij News a ajouté : « La question qui demeure irrésolue est comment certaines instances politiques soutiennent les actions de l’OMPI dans la situation actuelle et remettent en question les événements des années 1980 en essayant de faire passer le bourreau pour martyr. » Evoquant les révélations de l’OMPI sur les tentatives du régime pour fabriquer l’arme nucléaire, il ajoute : « Dévoiler les activités nucléaires de l’Etat était un prétexte pour infliger les sanctions les plus étendues contre la République islamique. »

Rapportant les propos du directeur du Centre de recherche de la République islamique, le site déplore les avancées du « Mouvement pour la justice » : « Au cours des deux dernières années, certains parmi les ennemis de l’Etat se sont profondément impliqués dans le ‘mouvement de quête de justice. » Mohammad Hossein Zarifian a exprimé ses inquiétudes concernant la publication de preuves au sujet de la fatwa de Khomeiny pour massacrer les membres de l’OMPI en 1988 : « Les chaînes étrangères diffusent divers documentaires sur ce sujet. L’été est souvent le point culminant de ces émissions et ces exécutions sont désignées sous le terme d’holocauste dont aurait été victime l’OMPI. »

Un expert des questions politiques du régime iranien, Foad Yazidi, a pour sa part évoqué le grand rassemblement de l’OMPI à Paris en juillet dernier: « La France accueille les ennemis de l’Iran alors qu’elle a établi des relations économiques avec l’Iran après le Plan global d’action conjointe (l’accord nucléaire). » Il a ajouté : « Nous étions sous le joug de nombreuses sanctions avant l’accord nucléaire. Toutefois, la question est de savoir qui est épargné de sanctions après cet accord ? Selon cet accord, même le Président pourrait être sanctionné. Les États-Unis nous ont listés parmi les pays ennemis. Par conséquent, cela ne fait plus aucune différence de faire ou non des concessions, du moment où nous figurons déjà sur cette liste. »