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Les familles des prisonniers de conscience dans la prison de Gohardacht en Iran ont exprimé leurs préoccupations concernant leur sort depuis qu’ils ont été transféré de force. Selon des sources, les prisonniers politiques ont été transférés de la section 12 vers le quartier de haute sécurité de la prison de Gohardacht après un passage à tabac et des violences exercées contre les prisonniers.

L’épouse d’un prisonnier politique a écrit une note sur Instagram : « Mon mari (Hamid Badaii) et 52 autres prisonniers ont subis des violences. Mon mari et quatre autres détenus ont été admis à l’infirmerie de la prison. Tous les 53 prisonniers sont en grève de la faim. Toutes les familles sont inquiètes et cherchent des informations les unes auprès des autres, parce que les autorités refusent de nous renseigner à leur sujet. »

Par ailleurs, un groupe de femmes prisonnières dans la prison d’Évine a exprimé ses préoccupations concernant le transfert forcé de prisonniers politiques dans la prison de Gohardasht. Voici la déclaration de ces courageuses :

« Nous avons été informés que les prisonniers politiques et de conscience de la prison de Gohardasht ont été soudain forcés de changer de section et n’ont même pas pu prendre leurs effets personnels et leurs médicaments avec eux. Malheureusement, pendant ces 7 derniers jours, toutes les communications avec les prisonniers ont été coupées. Même les familles de ceux-ci qui sont actuellement incarcérés dans la section des femmes de la prison d’Évine n’ont pas été en mesure de téléphoner pour obtenir des nouvelles de leurs proches, ce qui inquiète non seulement les familles, mais aussi nous tous. »

« Par la présente, nous, les femmes prisonnières politiques et de conscience dans la prison d’Évine, protestons contre la situation des prisonniers à Gohardacht et exprimons notre profonde inquiétude. Nous demandons la possibilité de téléphoner et communiquer avec nos proches selon les anciennes procédures. »

La section 10 de la prison de Gohardacht a dix caméras de sécurité et soixante-quatre appareils de vidéosurveillance ainsi qu’une salle de contrôle. Selon d’anciens prisonniers politiques, la section 10 et le quartier 4 de la prison sont similaires aux cellules d’isolement.

Ce transfert forcé aurait eu lieu sur ordre du chef de l’Organisation des prisons dans le but d’empêcher la fuite d’informations et la publication de déclarations des prisonniers pour dénoncer les agissements du régime islamiste.