La crise de l’eau s’aggrave en Iran
CNRIHamid Chitchian, ministre de l’Énergie du gouvernement Rohani, a reconnu que la question de l’eau en Iran est devenue une crise grave. « Les problèmes liés à l’eau à travers le pays sont devenus aigus et aucune région n’est épargnée, » a-t-il déclaré le 5 août aux médias du régime.

Taghi Kabiri, un membre du parlement des mollahs, a pour sa part déclaré que si aucune attention n’est donnée au problème de la rareté de l’eau, cela mènera à une grave crise sociale pouvant déboucher à des protestations populaires.

Par ailleurs, le directeur des eaux dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran) à a reconnu le 19 juillet : « Il n’existe quasiment pas de ville dans la province du Khouzistan qui n’ait pas de problèmes ou de pénurie d’eau. »

La situation de sécheresse se poursuit également dans la province d’Ispahan avec 95 % de la zone affectée par la sécheresse. L’agence de presse officielle ILNA a cité un dirigeant du centre météorologique d’Ispahan le 2 août: « La situation de sécheresse à long terme dans la province d’Ispahan a mené à une sécheresse sévère : « Seulement cinq pour cent de la province est sujette à des pluies. À cause de la sécheresse, 11 pour cent de la province a une sécheresse douce, 48 pour cent une modérée, 30 pour cent une sévère et 6 pour cent une sécheresse à long terme. »

Les experts du régime estiment que la moitié de l'Iran est en train de devenir un désert. Mohammad Darvish, en charge du « Plan de 20 ans pour la gestion des déserts », avait récemment déclaré à l'agence de presse ILNA : « Le processus de désertification s’opère très rapidement dans le pays et c’est inquiétant.

La perte de fertilité des sols, la baisse de la production, le nombre croissant de villages abandonnés, la perte des eaux souterraines, l'affaissement de la terre et l'augmentation de la production de poussière sont des signes de désertification. Le manque de gestion des ressources hydriques et la déforestation augmentent le développement de la désertification. »

Selon l’officiel iranien, « Les indices internationaux indiquent que le classement de l'Iran en matière de protection de l'environnement est descendu au 84e rang parmi 150 pays en l’espace de 10 ans de 2006 à 2016. Cela représente la situation défavorable de l'environnement dans le pays. La dernière étape de la désertification dans le pays est l'affaissement de la terre. Lorsque l'eau est excessivement retirée des ressources, le sol s’assouplit puisqu’il est structuré comme une éponge. En raison d'un manque d'eau, le sol sera tordu comme une éponge et il ne se déformera plus. Ce dégât est irréversible».

Le fait est que la crise de la sécheresse est le résultat de politiques anti-environnementales mises en œuvre par le régime. Une grande partie des ressources hydriques est gaspillée à des fins militaires. Les projets de barrages et l'exploitation des ressources hydriques pour les projets des Pasdaran sont des facteurs qui ajoutent à la crise de la désertification.