Destruction des tombes des martyrs de l’OMPI en Iran
Appel d’urgence contre l’effacement des traces des massacres de 1988 dans le pays

La théocratie iranienne vient de détruire les tombes des résistants iraniens exécutés dans les années 80, en particuliers celles des victimes des massacres de 1988, à Tabriz (nord-ouest), au cimetière de Vady’é-Rahmat.

Soixante-quinze tombes appartenant aux membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran ont été détruites jusqu’à présent, dont celle d’Akbar Choupani et Soraya Abolfathi. Cette dernière était enceinte quand elle a été fusillée.

 

L’opération conduite par les services secrets iraniens consiste à raser les terrains et recouvrir les tombes par une couche de ciment de 10 cm, pour effacer toute trace des victimes de ces tueries de masse. L’inscription « Remaniement du bloc des enfants » sur un tableau accroché dans les lieux et les nouvelles pierres tombales ont pour objectif de dissimuler les destructions en cours. Les traces laissées par les engins de chantier et les pierres tombales détruites, ainsi que les étapes différentes de la couche de ciment versée sur les lieux, sont visibles sur des photos prises récemment par des témoins.

Le mois dernier déjà, les fosses communes enfermant les dépouilles des martyrs de l’OMPI dans le cimetière Behecht’é-Reza de Machhad (nord-est), avaient été rasées. De même, à Ahwaz (sud-ouest) des fosses communes ont été rasée sous prétexte d’élargir une autoroute. Des dépouilles ont surgi pendant les travaux sur le chantier qui se trouve entre Padadchahr et le Boulevard Bankdar. Ces fosses communes étaient couvertes de ciment. Les agents du pouvoir ont rapidement enseveli les cadavres sous le sol et continué les travaux.

La Résistance iranienne appelle les instances internationales de défense des droits de l’Homme, notamment le Haut-Commissaire des droits de l’Homme et le Rapporteur spécial des droits de l’Homme de l’ONU pour l’Iran, de condamner cette initiative inhumaine odieuse et d’agir d’urgence pour empêcher d’effacer les traces des exécutions collectives et le massacre des prisonniers politiques en 1988. L’exécution de 120.000 détenus politiques est l’un des atrocités pour lesquels les criminels qui gouvernent l’Iran doivent être traduits en justice.

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne,
Le 27 juin 2017